Violence conjugale
La violence conjugale est une dynamique qui s’installe dans un climat d’intimité, entre deux partenaires (relation maritale, amoureuse, etc.).
Ce déséquilibre de pouvoir prend la forme d’une domination sur la victime, aussi nommé du contrôle coercitif. Il se traduit par l’utilisation de différentes formes de violence dans le but de contraindre, de dominer et de maintenir le pouvoir sur l’autre. Ces formes de violence se traduisent par des agressions verbales, psychologiques, physiques, sexuelles, économiques et bien plus.
Bien que cette problématique sociale se passe entre deux adultes, les enfants sont loin d’être épargnés par les impacts. Ils sont aux premières loges et en subissent les conséquences. Le contexte les affecte sur plusieurs niveaux, ils en sont victimes et ressentent tension, terreur, insécurité et imprévisibilité.
Ne jamais oublier que derrière une situation de violence conjugale, il y a des yeux apeurés, des oreilles attentives et des cœurs brisés. Soyez des personnes vigilantes et bienveillantes, demandez-leur comment ils vont. Vous pourriez faire la différence auprès de ces enfants.
Saviez-vous que...
« (…) lorsque l’enfant est exposé, directement ou indirectement, à la violence conjugale (…), incluant en contexte post-séparation, notamment lorsque l’enfant en est témoin ou lorsqu’il évolue dans un climat de peur ou de tension (…) » consiste en un motif raisonnable pour effectuer un signalement au DPJ.
Dans le doute, il importe de contacter le DPJ, qui pourra vous aiguiller dans la procédure pour effectuer un signalement, en toute confidentialité.
1 800 361-5310 ou 514 721-1811
Conséquences sur les enfants
- Difficultés scolaires et désinvestissement
- Trouble du sommeil
- Conflit de loyauté envers les parents
- Anxiété / angoisse
- Crise de colère, agressivité
- Isolement
- Régression et changement dans les comportements
- Difficultés relationnelles
- Syndrome de stress post-traumatique
- Parentification (protège, prends soin de ses parents et/ou de la fratrie, joue le rôle du confident ou de l’arbitre)
- Déprime
- Culpabilité ressentie (impression d’être responsable de la violence à la maison)
- Sentiment de terreur
- Faible estime de soi
- Problèmes d’adaptation
- Réactions violentes lors de conflits avec les pairs, la fratrie, le personnel enseignant
- Intimidation par les pairs ou envers les pairs
- Problème d’attention, de concentration et de mémoire, etc.
- Non-respect de l’autorité parentale
- Violence verbale envers le parent victime
- Etc.
Les conséquences que laisse l’exposition à la violence conjugale varient d’un enfant à l’autre, au sein d’une même fratrie. Les impacts qui en découlent sont graves et nuisent au bon développement et à l’épanouissement des enfants victimes, et ce, peu importe leur âge.
Avant de présumer les causes d’un changement de comportement ou d’un comportement inhabituel de l’enfant devant nous, faisons la différence et prenons le temps d’en comprendre la source.
Comment aider un enfant
Agrandir le réseau d’entraide autour de l’enfant
Avec les enfants, identifier des adultes de confiance dans leur entourage :
- Membre de la famille
- Proche de la famille
- Personnel éducatif (CPE, garderie, école)
- Policier/policière
Être témoin de violence conjugale peut vous mettre dans une position délicate. Il se peut aussi que vous soyez mal à l’aise avec l’idée de vous mêler de ce qui ne vous regarde pas. Sachez toutefois qu’il est tout à fait légitime de vouloir venir en aide à un enfant vivant de la violence ou qui en est exposé.
Par votre présence bienveillante, faites la différence auprès de l’enfant.
Source : SOS Violence Conjugale.
- Montrez-vous disponible et présentez une attitude accueillante.
- Offrez-lui un espace pour s’exprimer où l’enfant se sent en sécurité.
- Offrez-lui du réconfort, du plaisir et du répit.
- Prenez soin de lui, croyez-le et rassurez l’enfant.
- Positionnez-vous contre la violence conjugale et nommez que c’est inacceptable.
- Toujours garder en tête la sécurité de l’enfant, l’outiller avec des scénarios de protection.
Scénarios de protection pour les enfants
Consentement d’un seul parent aux soins de santé (médical, psychologique ou social)
Il existe certaines exceptions où un parent peut décider seul des soins de santé à donner à l’enfant, et ce, même s’il s’agit d’une décision importante.
Dans une situation de violence familiale causée par un parent (ex. : violence conjugale ou sexuelle), l’autre parent peut obtenir une attestation lui permettant de demander des soins de santé ou des services sociaux pour son enfant sans l’accord de l’autre (ex. : psychothérapie).
Demande de soins pour enfant sans accord de l’autre parent (Gouvernement du Québec)
Tout adolescent âgé de 14 ans et plus peut entrer en contact et demander de consulter un psychologue de façon confidentielle, sans avoir besoin de la permission de ses parents.
Droit d’accès à un avocat.e
L’enfant a des droits. Il peut être représenté par un avocat dans certaines situations.

